Bolivie

Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /2008 15:17
Entoure par la jungle, le village de Rurrenabaque ou plutot Rurre pour les intimes est situe le long du Rio Beni. Bien que touristique, le village reste calme, presque trop calme... Nous nous imaginions un bled paume avec des rues en terre battue et des anes transportant les marchandises... C'est rate car c'est plutot rues pavees et 4x4 (cuatro per cuatro)... Pas grand chose a faire, hormis siroter une biere (voire plusieurs) a la terrasse d'un bar...
Le lendemain de notre arrivee, nous partons pour un periple dans la Pampa. Au programme : 4x4 et pirogue. Apres 3h de piste, nous arrivons au village Santa Rosa, village western par excellence ou les rues ne sont pas encore pavees. Puis, en compagnie d'autres "aventuriers du dimanche'', nous embarquons a bord de notre pirogue. Le niveau d'eau du Rio Yacuma est relativement bas et nous oblige, parfois, a pousser la pirogue sous l'oeil des alligators... Pas vraiment rassurant !  Mais, comme le dit notre guide : "si tu respectes l'alligator celui-ci te respecte !" Ok, Ok, entiendo... Par contre, cela ne semble pas etre le cas du caiman qui est beaucoup plus agressif et qui a la facheuse (tres facheuse) habitude d'attaquer a la moindre occasion...

Le long du trajet, nous pouvons observer de nombreux oiseaux (kingfisher, storks, herons, hoatzin... et j'en passe et des meilleures), des tortues, des ceintures euh des alligators (toujours eux), des capybaras (un des plus gros rongeurs au monde), quelques singes (surtout dans la pirogue) et des dauphins roses... Si, si rose... je vous assure... Non pas d'elephants, juste des dauphins !  Durant la journee, nous avons meme ete a la peche a l'appareil photo... chose assez difficile car l'eau est boueuse. Pendant que Pascale tenait la pirogue, toujours sous l'oeil bienveillant d'un alligator (qu'elle n'avait pas vu... ouaf, ouaf), nous nous sommes mis a la recherche du fameux appareil... que le guide, fin limier, a reussi a retrouver. Une chose est sure, les appareils photos de marque Sony ne sont pas vraiment etanches... au grand desarroi de la suissesse qui nous accompagnait. En fin d'apres-midi,nous mettons pied a terre et nous installons dans un camp amenage. Le soir venu, nous reprenons notre pirogue et, a la lueur de nos lampes, n'avons aucun mal a denicher les nombreux alligators...
Le lendemain, nous nous levons tot pour un petit tour dans les marais. Notre guide arrive a capturer un cobra de la pampa, puis un anaconda... sans doute tout surpris de se retrouver la star d'un jour. L'apres-midi est consacree a la baignade et aux jeux avec les alligators... Tu lui lances un baton dans l'eau et il te le ramene... Non, je deconne !
Le surlendemain, nous partons a la peche aux piranhas. Effectivement, il faut savoir que nous nous sommes baignes parmi les alligators mais aussi parmi les piranhas... Il est dingue ce guide ! Par contre, la peche se revele infructueuse. En effet, 10 minutes apres avoir sorti nos hamecons et notre ''bidoche'', des trombes d'eau s'abattent sur nous... et Gore-tex ou pas, tenue d'aventurier ou pas ( cf. photo), nous rentrons, trempes jusqu'aux os... Nous avons voulu de l'aventure et nous sommes servis. Le retour vers Rurre se fera sur une piste rendue tres boueuse par la pluie de la journee. Nous comprenons pourquoi, pendant la saison des pluies, la route devient impraticable.
Apres une bonne nuit reparatrice, nous prenons le bus en direction de Guayaramerin. Evidemment, il ne reste que des places au dernier rang... et c'est parti pour 15h de bus sur une piste defoncee par endroits. A chaque cahot, nous rebondissons sur nos sieges... un vrai manege... a la grande joie de certains passagers. Ainsi, nous arrivons a destination vers 23h00... dans une gare routiere deserte. Nous n'hesitons pas a prendre des motos-taxis pour nous rendre a l'hotel... Ca y est, nous sommes pres de la frontiere bresilienne...
 
Par Laurent - Publié dans : Bolivie - Communauté : Tour du monde
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /2008 20:54
Meme les meilleurs moments ont une fin... A 10h30 en ce mercredi 5 novembre, nous reprenons le bateau en direction de Copacabana...
En arrivant, nous apprenons que le bus touristique part a 13h30... Or, il est deja 12h45. Nous recuperons nos bagages, mangeons une truite au beurre (tres bonne)... attendons la monnaie (toujours un probleme) et courons vers l'agence. Finalement, nous n'acheterons pas le ticket  et prenons le bus normal qui part a 14h00.
Apres 3h00 de voyage, nous arrivons a La Paz a 17h00. Bien evidement et contrairement a ce que l'on nous avait annonce, le bus ne s'arrete pas a la gare routiere mais a quelques cuadras de celle-ci.  Le chauffeur du bus nous recommande de faire attention a nos affaires... rassurant...
Nous prenons nos sacs et marchons, sous la pluie, vers la gare routiere. Nous nous rendons directement au bureau d'information car nous souhaiterions partir vers Rurrenabaque... Mais, aucun bus en direction des Yungas ou du bassin amazonien ne part de cette gare. Le gars du bureau d'informations se contente de nous donner le nom des compagnies et leur numero de telephone. Celui-ci ne disposant pas de telephone pour nhous renseigner sur les horaires, nous sortons de la gare... et voyant une cabine, geree par un aveugle, nous tentons d'appeler... mais, point de reponse ! Decides a trouver une solution, nous prenons un taxi en direction de Villa Fatima. Arrives sur place, la compagnie Flota Yungena ferme ses portes, et refuse de me vendre des places. Sur un ton nonchalant, le guichetier me dit de revenir demain juste avant le depart du bus a 11h30. Toutefois, afin d'etre sur de pouvoir partir des le lendemain,  nous preferons acheter nos billets a l'avance. Sur les conseils de notre chauffeur de taxi, nous nous rendons a la compagnie Vaca Dies... Accueil sympa, places dispos et peu cheres. Nous prenons nos tickets... puis retournons vers le centre...
Le lendemain matin, nous prenons notre temps... notre bus ne partant que vers midi. Nous prenons un bon petit dejeuner avec du bon pain (chose rare). D'ailleurs, nous leur demandons de preparer des sandwichs avec le meme pain en prevision des 18h a 20h de route qui nous attendent. A 10h50, nous arrivons a Villa Fatima... soit 1h avant notre depart theorique. Nous nous rendons au bureau de la compagnie. Devant celle-ci, stationne un bus de couleur verte dans un etat de delabrement relativement avance... pneus lisses, carrosserie rouillee, vitres rendues opaques par la poussiere accumulee...Bof, bof... Je demande s'il s'agit de notre bus... eh bien oui ! Devant mon desarroi, la dame me dit que '' el bus no va a plantar... hay un buen motor''. Notre decision est vite prise, nous ne monterons pas dans ce bus. Dans la meme rue, un peu plus haut, se trouve un autre bus en bon etat et portant un panneau indiquant notre destination... Reste-t'il des places ? Oui, mais a l'avant derniere rangee... Tant pis, nous prenons... Merci Trans Total... et nous partons vers 12h00 dans notre ''zoli'' bus. au depart, la route est parfaite.  Nous longeons des profondes vallees et sommes tres proches des glaciers. La premiere partie de la route est toute en montee jusqu'au village de La Cumbre a 4725 m... La seconde partie est toute en descente... Dans la descente, la route de large et goudronnee se transforme subitement en piste etroite... Voila donc la fameuse route de la mort !
Les precipices sont impressionnants et le croisement avec les autres vehicules se fait avec difficultes, obligeant parfois le chauffeur a effectuer des manoeuvres... frayeurs assurees. Sur la route, notre vehicule roule a gauche, cote precipice... car cela permet au chauffeur d'avoir une meilleure vision sur les pneus proches du vide. Rassurant ! A la sortie d'un village, un grand "bang" se fait entendre... un pneu vient d'eclater. Le chauffeur et son aide suent a grosses gouttes pour changer le pneu defectueux. Puis, nous repartons comme si de rien n'etait sur notre route, certes superbe mais un tant soit peu stressante. On comprend mieux le slogan de l'entreprise : "Esta aqui que la aventura empieza" (C'est ici que l'aventure commence). Au fur a mesure de la descente, la vegetation peu dense devient jungle tropicale. Nous pouvons observer toutes sortes de culture : de la feuille de coca aux fruits tropicaux. Finalement, nous sortons sains et saufs de cette epreuve et, a la tombee de la nuit, nous atteignons Caranavi (ou Santa Ana...). L'ambiance y est totalement differente de celle de l'Altiplano. Les gens y semblent nonchalants et peu aimables. Nous y attendrons le retour du bus pendant 2h00 au lieu de la demi-heure initialement annoncee par le chauffeur. Puis, nous foncons dans la nuit sur une piste qui semble plus large... mais qui est defoncee par endroits. Comme nous sommes a l'avant derniere rangee, nous avons un peu (beaucoup) l'impression d'etre sur des montagnes russes (alors que ce sont les montagnes boliviennes, pouf, pouf )... Dur de dormir ! Nous sommes tellement secoues que notre voisin de derriere casse, par megarde, la vitre laterale... Que de rebondissements ! Au lever du soleil, nous decouvrons un paysage de jungle ponctue d'habitations traditionnelles baties avec des palmiers... puis, au terme du trajet le plus epuisant de tous nos voyages, nous arrivons a Rurrenabaque vers 7h00.  Finalement, nous avons mis 19h pour atteindre notre destination alors que le meme trajet en avion prend 45 minutes... Si c'etait a refaire...     
Par Laurent - Publié dans : Bolivie - Communauté : Tour du monde
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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /2008 20:49

Le lendemain, nous changeons de moyen de locomotion. Nous embarquons a bord d'un bateau qui nous mene a l'Isla del Sol. En ce debut de matinee, le soleil cogne fort... 3h00 plus tard, nous atteignons la partie Nord de l'Ile. La visite du musee s'avere decevante, mais nous profitons de la presence d'un groupe accompagne d'un guide pour obtenir certaines explications.

Vers 13h00, nous nous retrouvons au milieu des ruines, seuls ! En effet, la majorite des visiteurs reprennent le bateau ou marchent du Sud vers le Nord. Bien evidement, nous avons decide de marcher du Nord vers le Sud ! Esprit de contradiction oblige.

 Ensuite, sous le cagnard, nous profitons des superbes vues sur le lac et les montagnes de la chaine andine. A lui seul, le ciel est un vrai spectacle... des nuages de toutes teintes, formes... Eugene Boudin y aurait trouve matiere ''a peindre''... En fin d'apres-midi, nous atteignons le bled de Yamuna et decidons de nous arreter dans le premier hotel avant l'entree du village... gens sympas... seuls... tranquilles... vue superbe...

Finalement, nous y resterons plus longtemps que prevu.   

Par Laurent - Publié dans : Bolivie - Communauté : Tour du monde
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Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /2008 20:39
Deja le 100eme article... le temps passe !
Lever aux aurores... le bus nous recupere a 7h15... et nous partons en compagnie d'autres touristes et notamment d'un japonais originaire d'Okinawa... tres sympa. Il faut dire que tous les voyageurs japonais que nous avons rencontre sont tous sympas... De nouveau, nous traversons El Alto et longeons l'aeroport ou pourrissent quelques carcasses de DC3. Arret a la gasolinera ou nous achetons notre petit dejeuner du jour : des pop corn ! Apres 2 heures de route, nous atteignons l'Estrecho de Tiquina. Nous descendons du bus et prenons place a bord de la navette fluviale qui assure la traversee. Le bus traverse sur une barge speciale... Nous voila a proximite du celebre lac Titicaca... 1h plus tard, nous mettons enfin pied a terre a Copacabana. Evidement, le bus nous largue a n cuadras du centre. Nous marchons en cote, bien evidement, et sous le cagnard... Apres notre installation a l'hotel, nous nous rendons vers la plage. Le bord du lac est tres anime avec restaurants, pedalos, baby-foot, cerfs volant et gros 4x4 gares sur le parking... la "mer" a la bolivienne ! Il faut savoir que la celebre plage de Rio tire son nom de cette ville et non l'inverse...
L'autre interet de la ville est son eglise dont la statue de la vierge a ete sculptee par un descendant d'empereur inca... de quoi y perdre son quechua ! Les gens viennent y faire benir leurs voitures...  une protection contre les accidents de la route et ainsi, l'assurance ne devient plus necessaire !
La vue du haut du calvaire est splendide. Dommage que le lieu serve de poubelle a ciel ouvert !

Par Laurent - Publié dans : Bolivie - Communauté : Tour du monde
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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /2008 01:10
Apres une nuit confortable... car nous avons pris le bus le plus luxueux de notre voyage... avec des sieges bien larges et bien moelleux. Il faut dire qu'avec le temps, nous devenons des specialistes du bus. Peu apres le lever du soleil, nous traversons El Alto. Situee a 4000 m, il s'agit de la capitale officieuse des indiens Aymara. Ensuite, la route domine la ville de La Paz. construite dans une cuvette, elle compte plus de 2 millions d´habitants et est dominee par les sommets enneiges. Nous avons un peu l'impression d'arriver dans une ville arabe avec toutes les maisons accrochees aux collines... 
Arrives a la gare routiere, nous chargeons nos sempiternels sacs a supplice... et decidons de prendre nos tickets de bus pour Copacabana afin de partir le surlendemain. A 7h30, la ville grouille deja. nous prenons la direction du quartier touristique et nous installons a l'Hotel Majestic. Toutefois, celui-ci ne ressemble pas vraiment a son homologue de Cannes. A cote de l'hotel, se trouvent les vendeurs de gris-gris et de remedes en tout genre : du foetus de lama portant chance pour une future construction (offrande a la pachamama) aux herbes disposant d'innombrables vertus. Un petit mot sur les vendeuses "les cholitas' qui, malgre leurs vies urbaines, conservent l'habit traditionnel. 
La ballade dans la ville se resume a des montees suivies de descentes et vice-versa... et l'altitude (ainsi que la pollution) se fait sentir... de part le manque d'oxygene et de part le soleil qui cogne dur ! Apres la visite du Musee Ethnographique  et Folklorique (un peu de culture que diable !), nous admirons le vieux La Paz, calle Jaen... lieu touristique par excellence... ou un "zozo" nous sort une histoire abracadabrante de transfusion sanguine pour nous soutirer de l'argent... Rate... Ensuite, nos pas nous menent vers la Plaza Murilla ou se trouve cote a cote le palais presidentiel et la cathedrale, les deux forces dirigeantes du pays. Puis la faim se faisant sentir, nous sommes fortement tentes par un Burger King... mais, nous resistons couragement et trouvons refuge au restaurant de l'Alliance Francaise...
Sur la digestion, nous visitons le Musee de la Coca... interessant et instructif. En effet, la petite feuille verte rythme l'histoire des pays andins. Le role religieux de la feuille de coca demeure tres important. Les traditionnelles offrandes a la Pachamama, (deesse  de la Terre) sont toujours accompagnees de feuilles de coca. Celle-ci a permis a des generations de mineurs de survivre dans l'enfer des mines de Potosi. Le fait de mastiquer les feuilles leur apportait des effets vitalisants et coupe-faims. Les exploitants n'hesitaient pas a leur en fournir en abondance pour augmenter la rentabilite dans les mines. Attention,  il est important de bien faire la difference entre les feuilles de coca  et la cocaïne. Il est vrai que les feuilles constituent la base de la drogue, mais necessitent des ajouts de produits chimiques... Rassurez-vous, j'ai pris des notes... Ah si, une petite statistique interessante : les USA, i.e. 5% de la population mondiale, consomment 50% de la production mondiale de cocaïne. Une derniere question : connaissez vous le vin Mariani ? Un vin francais a base de Coca, l'ancetre francais du Coca Cola en quelque sorte... 
Apres un passage dans les boutiques artisanales ou nous n'acheterons rien, nous allons manger dans un restaurant indien... original, non !
Par Laurent - Publié dans : Bolivie - Communauté : Tour du monde
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Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /2008 20:15
Notre bonne matinee achevee, nous partons en fin d´apres-midi a Sucre (non pas la ville en sucre... Ha, ha ) au cote de l'equipe de "Voir le monde" ! Cette fois-ci, nous partons en bus, pour changer... Quelques refrains de gainsbourg et un magnifique coucher de soleil occupent nos esprits. Jerome nous fait part d´un hotel paisible au centre de Sucre. C´est ainsi que nous nous retrouvons au Wasi Masi, aux chambres simples avec une petite touche art-deco qui nous plait enormement.
Le lendemain, mous faisons une enorme grasse matinee et demarrons la journee a midi en prenant le petit-dejeuner dans le jardin, s´il vous plait. Et la ballade dans Sucre s´impose puisque c´est ici que l´independance de la Bolivie a ete proclamee. Viva Simon Bolivar ! Il est a noter que cette ville fait egalement partie du patrimoine mondial de l´Unesco. Nous arpentons les rues ou de superbes maisons aux facades blanches nous invitent a regarder a l´interieur. En effet, de grands et beaux patios sont amenages dans chaque maison. Nous decouvrons aussi quelques musees tres interessants dont les oeuvres sont bien mises en valeur. Ainsi, le musee, dedie aux masques regionaux utilises lors des festivites, presente des oeuvres tres creatives, colorees et impressionantes. Pendant le dejeuner, nous croisons Jerome et Sabrina au meme restaurant et nous nous concertons pour nous retrouver en fin d´apres-midi au Mirador... Les jours suivants, nous visitons egalement le musee textile qui presente les travaux des tribus Jalq´a et Tarrabucco... Desormais, nous sommes devenus incollables sur les tissus... Sucre est une ville qui se prete merveilleusement a la glandouille... pas grand chose a faire... de bons jus de fruits... une bonne ambiance... un bon climat... rien a voir avec Potosi !
Puis, il est l'heure de partir et de prendre un nouveau bus de nuit en direction de La Paz...  
Par Pascale et Laurent - Publié dans : Bolivie - Communauté : Tour du monde
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Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /2008 18:40
En compagnie de nos compatriotes et fideles lecteurs de l'equipe "Voir le monde", nous prenons le bus pour rejoindre la ville de Potosi. Pour une fois, le bus est en retard. Comme nous sommes tres prevenants, nous en profitons pour acheter quelques empanadas, histoire de ne pas mourir de faim en cours de route. Une fois assis, le bus fait deux fois le tour de la ville a la recherche d´essence... Dommage, toutes les stations service semblent etre a sec. Finalement, le bus continue sa route sans aucune apprehension pour le futur, que Dieu nous garde... La route est tortueuse, parsemee de cailloux et poussiereuse. Autour, le ciel gris et les montagnes arides font tristes mines (c'est le cas de le dire car les mines sont legions dans la region... pouf, pouf). Au bout de trois heures, un jeune homme au visage dur et renfrogne se leve brusquement vers le chauffeur en blasphemant. Celui-ci souhaite faire une halte pour manger. Evidemment, il n´a rien prevu et le bus ne traverse que peu de villages. Assis sur les sieges juste a cote, nous nous delectons de nos empanadas et observons cet homme au look local... Laurent et Jerome se lancent alors dans des propos desagreables a son egard et a voix haute s´il vous plait. Mais, en realite, il s'agit d'un touriste deguise en local. En effet, celui-ci ouvre un livre...en francais ! Well done les garcons ! Finalement, nous nous arretons dans un petit village paume au milieu de nulle part et le bus peut enfin etre ''desaltere''. Notre "bon gars" se rue sur la premiere boutique d´alimentation ( quoique que c´est le seul magasin du village) et rebelote la bonne humeur ! Il s´agace de payer trop cher un bout de pain et s´en prend au vieux papy... Il finira par manger dans le bus une boite de thon ! Le temps passe et nous apercevons au loin, perchee a plus de 4000 m d´altitude, la ville de Potosi.
Autrefois tres prise des conquistadors, cet ancien Eldorado de l´argent livre au loin ses collines minieres et desolees. Notre week-end a Potosi s´annonce charge... Au programme, nous decouvrons de beaux batiments coloniaux a la fois delabres et colores. Nous visitons un magnifique couvent de carmelites " Santa Teresa" et non sans nous deplaire nous sommes accompagnes d´une excellente guide. Laurent est fier de nous dire egalement qu´il existe un couvent de carmelites a Villefranche-de-Rouergue, sa ville natale. Par contre, la vie de ces filles au 17eme siecle n´etait vraiment pas drole... en effet, les cadettes de 15 ans etaient envoyees au couvent... Elles ne reverront jamais physiquement leurs parents. Moi, j´ai failli ne plus revoir Laurent, et ma famille, et mes amis car il m´a volontairement enferme dans le couvent ! Dans l'apres-midi, nous visitons la Casa Nacional de la Moneda en compagnie d'un groupe de jeunes etudiants boliviens. C´est un immense et elegant batiment ou sont exposes des anciennes monnaies, des machines pour transformer l´argent en pieces...
 Dans certains quartiers, le passee florissant de Potosi a laisse place a une population qui actuellement semble assez demunie et vit dans des conditions precaires... 
La mine et les mineurs ont vraiment du soucis a se faire. D´ailleurs, nous souhaitons faire un petit voyage au centre de la terre avec Sabrina, Jerome ainsi que Jean-Baptiste, un autre francais afin de voir les conditions de travail des mineurs. Nous prenons le tour avec "Greengo Tours" car le proprietaire nous plait enormement. Il se nomme Julio. C´est un ancien mineur plutot rustre, macho, et qui n´a pas peur des mots... Ainsi, vers 9h00, nous prenons le bus local pour arriver a l´entree des mines. Julio nous amene dans une petite cabane ou nous enfilons la panoplie du parfait mineur : ensemble pantalon-manteau impermeable, bottes, casque, lampe.
Une fois prets, nous partons acheter des cadeaux pour les mineurs : feuilles de coca, batons de dynamite, boissons sucrees, gants... Avant toute chose, notre Julio se lance dans de longs discours ne laissant pas la parole aux touristes que nous sommes...  "car le touriste n´y connait rien", ce qui commence a agacer quelques personnes... n´est-ce pas Laurent ? Par la suite, Julio nous presente ses anciens compagnons de travail. Apparemment, c´est un du de recevoir des cadeaux de la part des touristes car aucun ne vous regarde et ne vous remercie. Meme un grand sourire aurait ete le bienvenu... Bref, passons aux choses serieuses... Maintenant, l´heure n'est plus a la parole, ni a la rigolade, n´est-ce pas mesdemoiselles ? Ca y est, nous sommes engloutis dans le trefonds de la terre... Pour le moment, il fait froid et humide. Nos jambes sont toujours systematiquement pliees et nous sommes parfois a bout de souffle. Heureusement, il n´y a pas trop de poussiere car le sol est inonde d´eau. Au cours de notre avancee, nous croisons deux mineurs a qui nous donnons quelques feuilles de coca, des gants et des boissons... Ils travaillent a l´aide de leurs mains et d´une pioche, et trouvent quelques pierres contenant un peu d´argent qu´ils nous offrent spontanement.
Puis, nous descendons a nouveau sur de vieux escaliers en bois... Il fait de plus en plus chaud. Nous rencontrons alors El tio, enrubanne de serpentins colores, fumant des cigarettes, entourees de bouteilles d´alcool a 96° et ayant le penis en erection, le coquin. Comme nous l´explique Julio, le travail des mineurs est un boulot d´hommes et pas de femmes. Avant, les touristes femmes n´etaient pas autorisees a entrer dans les mines... Par la suite, dans une des galeries, nous rencontrons un mineur qui prepare ses batons de dynamite sous nos yeux. Nous entendrons au bout de vingt minutes un bruit tres sourd presque inaudible. Et c´est reparti, Julio se lance dans de beaux et longs discours... Mais, il a tout de meme raison sur certains points. Il nous explique que certaines agences n'hesitent pas a faire exploser de la dynamique, juste pour le plaisir des touristes. Cela abime les carrieres et peut rendre dangereux le travail des mineurs. Au total, nous avons croises peu de mineurs aujourd´hui... nous nous attendions a en voir plus. Les jours les plus favorables semblent etre les mardi, mercredi, jeudi et vendredi. En debut d´apres-midi, nous remontons, sales, mais heureux de revoir la lumiere et de respirer l'air de la montagne. Les mineurs se trouvent a la sortie. Aujourd'hui, certains ne sont pas descendus. Ils sont la, machent des feuilles de coca et boivent de l'alcool a 96°.  Ils nous accueillent et nous offrent un verre de leur breuvage... heureusement, l'alcool est coupe avec de l'eau ! Ensuite, plus saouls les uns que les autres, ils insistent pour prendre des photos avec nous et plus particulierement avec les femmes...

 

Par Pascale - Publié dans : Bolivie - Communauté : Tour du monde
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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /2008 22:33
Le lendemain, apres un bon petit dejeuner, nous prenons place a bord du 4x4 qui nous amenera en 4 jours a Uyuni. Nous sommes trois a prendre place dans la voiture, accompagnes de Rubens (Barrichello), le chauffeur, et de Roxanna, la cuisiniere.
Les jours se succedent et les paysages sont superbes. Les lagunes sont toutes differentes : laguna celeste, laguna verde, laguna colorada...  
Egalement, nous pouvons observer a loisir la faune locale : lamas, viscaches, vigognes, flamands roses, et... touristes.
La derniere nuit c'est la "guinda del pastel". En effet, nous passons la nuit dans un hotel de sel : murs, sol, lit, table... Il est vrai qu'ici la matiere premiere est a portee de main...  
Le matin, nous nous levons tot pour assister au lever du soleil sur le Salar d'Uyuni... Formidable spectacle que ce desert de sel... qui est aussi par la meme occasion, la plus grande reserve de lithium au monde... Depechez vous d'y aller avant que qu'une multinationale ait l'idee d'en effectuer l'exploitation. 
Mais, les photos valent parfois mieux qu'un long discours... et cela m'arrange bien ! A ce propos, vous remarquerez la superbe detente verticale de Pascale...
Lors de notre periple, nous avons ete chanceux car notre voiture n'est tombee qu'une seule fois en panne : un probleme electrique suite a un choc avec une pierre. Panne que notre guide-chauffeur-mecano repara en un temps record. La cuisine a ete excellente et variee tout au long de notre viree. Et le meilleur pour la fin...  sur le trajet, nous avons rencontre des lecteurs de notre blog qui nous ont reconnu grace aux photos. Etonnant non ! Finalement, il s'avere que nous comptons plus de fideles lecteurs que nous ne l'aurions cru ! Et merci a eux (Sabrina et Jerome - www.voirlemonde.biz) de nous encourager a mettre a jour ce satane blog.
Par Laurent - Publié dans : Bolivie - Communauté : Tour du monde
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Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /2008 21:56
Nous nous levons a 5h30. En effet, nous souhaitons prendre le bus pour nous rendre a Tupiza. Nous reveillons le patron de l'hotel qui nous ouvre la porte. Il fait deja jour lorsque nous nous dririgeons vers la rue qui tient lieu de "gare routiere". Nous embarquons dans un bus local (traduire un peu pourri) et partons vers 6h00. Une piste caillouteuse s'ouvre devant nous et a chaque secousse, la fenetre s'ouvre... sur le froid du matin. Au bout de 4h00, nous faisons un arret dans le village d'Atocha. Atocha, une ville tout droit sortie d'un Western Spaghetti... Nous nous balladons a la recherche de l'homme a l'harmonica...  Village perdu dans les montagnes avec ses maisons delabrees en pierre, ses portes colorees, sa boutique de disques qui diffuse des succes des annees 80... C'est plutot Butch Cassidy et The Kid que l'on pourrait croiser ici, car ceux-ci ont fini leur carriere dans le secteur... 
Sous l'oeil des petits vieux de la place, nous reprenons nos places et attendons le depart. Apres quelques "Vamos" lances a la cantonnade, nous partons enfin. La route est superbe : falaises rouges, cactus...
A 14h30, nous arrivons a destination. Nos housses de sac sont couvertes de poussiere... comme si nous avions fait le voyage a cheval.
Sylvia nous accueille chaleureusement dans son petit hotel "El Grano de Oro" et nous nous installons dans l'une des chambres disponible... On s'y sent comme chez soi !  D'ailleurs, nous decidons de prendre le tour du Sud Lipez par leur intermediaire.
Le lendemain, nous partons decouvrir les alentours de la ville. Pour cela, nous prenons quelques provisions au marche... mais, nous perdons beaucoup de temps a trouver du pain car nous sommes dimanche et tous les commerces sont fermes... Nous prenons un chemin rocailleux et apercevons, au loin, un groupe de personnes s'adonnant au golf ! Le paysage est etonnant : cactus, collines a la couleur rouge, canyon... Mais, le bleu du ciel fait peu a peu place a des nuages de plus en plus noir. Et ce qui devait arriver arriva... le vent se met a souffler en violentes rafales et souleve la poussiere sur son passage. Nous trouvons refuge dans le restaurant "007" ou nous degustons un bon plat de "Picante Mixto" compose de poulet, viande et sauce tomate epicee... Je ne savais pas que James Bond raffolait de la cuisine bolivienne... De retour a l'hotel, nous rencontrons un couple de francais, Angelina et Sebastien, qui realise eux-aussi un tour du monde... Et lorsque des tourdumondistes se rencontrent, de quoi peuvent-ils parler ? Eh bien, de voyages justement !
Par Laurent - Publié dans : Bolivie - Communauté : Tour du monde
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Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /2008 17:32
Nous arrivons a la gare routiere d´Oruro. La ville nous semble tres etendue et nous apercevons sur les hauteurs, de nombreuses habitations se fondant a la couleur terre des montagnes. Le Soleil nous montre ses plus beaux talents de Pere fouettard. Ses rayons ultra-performants nous poussent sensiblement et rapidement a porter chapeaux et lunettes. Heureusement, nous nous abritons dans la gare routiere afin de nous renseigner aupres des agences de bus pour aller a Sucre... mais nous sommes tres partages entre prendre un bus, ce soir, pour Sucre (vu que j´ai regulierement le mal des montagnes) ou prendre, demain, le train pour Uyuni. Finalement, notre coeur balance pour Uyuni et son Salar. 
De nouveau le nez dehors, nous sommes propulses dans un autre pays : l´agitation humaine de la rue souleve la terre du sol et nous envoie ses particules poussiereuses au visage. C´est sur, nous sommes de nouveau en voyage ! 
Nous prenons nos %$%$% de sacs a dos et empruntons une longue avenue pour elire domicile a l´hotel "Boxon", oh pardon "Boston"... Musique plein pot, entree un peu bordelique. Un jeune de 14 ans nous accueille, le sourire cache au fond de la gorge. Nous esperons qu´il nous renseigne un peu sur le train, les bons restos typiques d´Oruro... Que nenni !  Il nous faudrait une bonne dose de serum de verite pour le faire parler. Toutefois, l'hotel possede quelques avantages : les draps ont le merite d´etre propres ainsi que la douche.
Ensuite, nous prenons notre premier almuerzo bolivien : crudites, bouillon de legumes, poulet, et dessert gelatineux rose fluo. Le dessert doit etre une recette anglaise (les anglais en raffolent mais aussi les boliviens). Mais le must en Bolivie, c´est la boisson... et notamment le jus de fruit naturel servi dans une grande bouteille en verre... le Jugo del Valle... Il y en a pour tous les gouts : pommes, peches, abricots, fruits rouges... Apres ce festin, le ventre lourd, nous nous dirigeons vers la gare. Au bout de 10 mois de voyage, nous sommes tellement bien organises, que nous prenons nos billets de train a l´avance. Milagro !  Au guichet, nous avons deux possibilites : la classe superieure un peu plus chere,  avec chauffage, musique folklorique, films et touristes ; ou la classe populaire moitie moins chere, avec chauffage, musique folklorique, films et boliviens. Bien evidemment, nous choisissons d´etre au cote de nos amis boliviens.
Ensuite, nous decidons de voir la ville. Oruro ne possede pas d'interets particuliers, mais elle se trouve plutot agreable avec ses rares batiments coloniaux, ses facades decrepies, ses boutiques a la fois anciennes et modernes. Tout de suite, nous nous y sommes sentis bien. Le marche est l´endroit ou nous avons pu observer un autre visage de l´Amerique du sud. Beaucoup de femmes ont conserve leur habit traditionnel. Qu´elles soient jeunes ou plus agees, elles portent de nombreux jupons bouffants et colores, leur taille est alors deformee et grossie. Elles sont coiffees de deux couettes tressees jusqu´aux fesses, et portent continuellement un chapeau melon pour se proteger du soleil. Souvent, elles sont vendeuses de fruits, de legumes, d´empanadas, de cacahuetes... 
Tout de meme, la population est tres heteroclite. Et pour apprecier un peu plus "Oruro La Meconnue", nous nous plongeons alors dans les meandres de ses rues. A 10h du matin, apres avoir mange quelques empanadas au poulet et au boeuf, nous visitons la mine du Museo... Au premier abord, notre guide attitre est tres froid et nous indique le chemin a suivre dans les profondeurs de la terre... puis au fur et a mesure, celui-ci semble apprecier notre presence et l´interet que nous portons aux explications. La visite teminee, nous nous balladons encore, prenons quelques photos, et nous passons faire une photocopie de nos passeports. Et la, je peux vous certifier que j´ai eu chaud... Laurent a failli trouver une seconde femme... En effet, la petite dame de la photocopieuse emploie tous ses atouts pour embarquer Laurent dans sa famille. Tous les moyens sont bons : grand sourire, des "bueno, bueno" enchanteurs, et des caresses sur la main... Bien sur, je ne comprends pas toute la conversation... Ah ca, elle est douce la main de Laurent...  Adios amiga !
Ensuite, nous nous dirigeons vers la gare ferroviaire, avec les locaux sur la quai et les touristes deja assis dans les compartiments "de luxe". En classe populaire, nous sommes vraiment bien installes... Tout au long du trajet, le paysage est chouette. Nous traversons des villages paumes, balayes par le vent. Puis, au son d´une autre epoque, la vieille locomotive nous mene tranquillement vers la petite ville d´uyuni. Tchou, tchou... Proxima Estacion Uyuni.
Par Pascale - Publié dans : Bolivie - Communauté : Tour du monde
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