Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /2008 11:44

" Pour une fois, j'aurais aime que le voyage en train dure plus longtemps" souligne Indiana Laurent, un brin songeur... Mais l'heure pour nous de descendre est arrivee... A Kashgar. Avant de vous conter le temps passe dans cette ville et nos peripeties, je souhaite vous faire partager ce que j'ai ressenti avant d'y faire nos premiers pas... Kashgar... son nom evoque une richissime histoire, celle de la route de la soie et de ses caravaniers affrontant les climats les plus rudes, les plus durs... Elle resonne en moi comme si le temps l'avait figee a jamais... Baignee par l'ecrivain-marcheur Bernard Ollivier, des images d'un autre-temps defilent un moment sous mes yeux... Un instant, je doute ... J'espere ne pas etre decue... Nous prenons le taxi en compagnie de Max... les Ouighours ont l'air fortiche en affaire... La route empruntee pour aller a l'hotel s'avere etre tres moderne... L'architecture chinoise a grignote du terrain... en masse. Au loin, il reste quelques quartiers Ouighuurs avec ses maisons basses en pise... Pourtant, un drole de sentiment nous accaparent. Nous n'avons plus l'impression d'etre en Chine. Nous nous posons au Qining hotel... L'hotel deluxe type Moyen-Orient... C'est pas mal... Puis, nous nous restaurons d'un plat typique, le polo, du riz melange avec un legume et un morceau de mouton... L'odeur qui se degage du bol nous fait penser a un bon couscous... et les brochettes (kebab) sont tellement delicieuses que nous les devorons... Cannibales...
La journee a Kashgar est tres agreable... Nous nous balladons au coeur des vieux quartiers... (je reprends ici l'article que Pascale a lachement abandonne). Un peu plus et on se croirait a Marrakech : les maisons en pise et le labyrinthe des ruelles.
Toutefois, peu de monde semble vivre dans la vieille cite et les ruelles sont quasiment desertes. Seuls des enfants nous apostrophent en nous lancant des "Rhello"... Le soir, nous mangeons dans une teahouse avec vue imprenable sur la vie de rue. De notre perchoir, nous observons les vendeurs de pasteques et de melons, ainsi que leurs clients. Un vrai boulot que le choix et la negociation des pasteques... qui peut prendre allegrement plus d'une demi-heure.
Le lendemain, nous nous levons tot afin de reserver un billet de bus pour nous rendre a Karakul. Nous nous dirigeons donc vers la gare routiere ou... nous apprenons que les billets ne sont delivres que le jour du depart ou la veille a partir de 19h00 (heure de Pekin) ou 17h00 (heure locale). Pour compliquer les choses, il existe 2 horaires : l'heure officielle, celle de Pekin ; et l'heure officieuse, celle du Xinjiang... Aussi, il est important de faire preciser a son interlocuteur quelle est son heure de reference sous peine de desagrements. Le marche aux animaux se deroule a la sortie de la ville. Nous pouvons y voir des vaches, des taureaux, des veaux, des chevaux, des brebis, des anes... Le marche n'est pas aussi grand, aussi fou que nous nous l'etions imagine. Il est surtout interessant pour voir les echanges, les tractations financieres et les "gueules" des gens presents...
 Le soir vers 19h00, nous sommes de retour a la gare routiere... ou il semble toujours impossible d'acheter des billets. Toutefois, apres 15 minutes d'acharnement et la valse d'un guichet a l'autre, nous repartons avec notre precieux sesame... 

Par Laurent et Pascale - Publié dans : Chine - Communauté : Tour du monde
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