Sous un soleil voilé, nous quittons Rio de Janeiro et ses cariocas. Direction New York via Sao Paulo... Pas très logique, tout cela ! Partir vers le sud, pour aller vers le Nord... Heureusement, le B777 d'American Airlines est très confortable. je ne vous cache pas que nous ressentons un petit pincement au coeur car ce vol nous rapproche de notre retour en terre française (sic)... Plus qu'une semaine et nous serons à Paris.
Nous atterrissons à l'aéroport de JFK au lever du jour. Ca y est, nous y sommes... Le New York tant rêvé qui représente l'achèvement d'un an de voyage. New York, dernière ville de notre périple, ville sur laquelle repose l'économie mondiale, Dow Jones et autres Nasdaq... par opposition à Jérusalem, première ville que nous avons visitée, ville à la croisée des religions, Torah, Bible et Coran. Deux mondes s'affrontent... du pouvoir économique ou du pouvoir religieux, lequel l'emportera ?
Ayant prévenu Pascale, sur la rigueur des douaniers américains, je suis surpris de la facilité avec laquelle nous entrons dans le pays... pas de fouilles de bagages... d'autant plus que nous arrivons du Brésil ! C'est donc ça l'Amérique de Bush ? Un vrai moulin ! En deux temps trois mouvements, nous récupérons nos bagages. Dès la sortie de l'aéroport, nous nous sentons dans un autre monde... plus grand, plus, plus... Finalement, nous prenons un taxi... les fameux Yellow Cabs célèbres dans tous les films et séries américaines. Pour ajouter à l'ambiance, celui-ci est conduit par un chauffeur noir portant une casquette. Le ciel est gris, de la neige s'est accumulée en petits tas sur les terrains vagues et le froid est au rendez-vous... Brrr, ça caille ! Direction Brooklyn, où Jayse, rencontrée lors de notre passage au Vietnam, nous accueille. Grâce à elle, nous allons pouvoir découvrir la "vraie" vie new-yorkaise.
Aussitôt arrivé, nous déposons nos bagages et partons à l'assaut de la ville... Tout d'abord nous nous équipons du sésame indispensable à la découverte de
Big Apple : la Metrocard... Arrêt High Street... Après 10 minutes de marche dans un froid glacial (le thermomètre local affiche + 25° en Farenheit of course... soit un bon -7°C), nous atteignons
le pont de Brooklyn. La vue sur Manhattan et ses buildings est exceptionnelle... un rêve de gamin (et de gamine, me dit-on à ma droite) ... que d'être là. En faisant quelques arrêts pour prendre
des photos, nous traversons le pont et mettons les pieds sur l'île de Manhattan. Broadway est l'une des premières avenues que nous croisons... Nous sommes entourés par les buildings
construits principalement dans les années 30. Ces symboles de modernité et de progrès nous semblent moins impressionnants que ceux de Hong Kong, mais possèdent indéniablement plus de charme.
Nos pas nous conduisent vers la chapelle Saint Paul dédiée aux victimes du 11 septembre 2001. A proximité, se trouve Ground Zero, ancien emplacement des Twin Towers du World Trade Center. Aujourd'hui, à cet emplacement, de nouveaux buildings du New Trade Center sont en construction et notamment la Freedom Tower... Histoire de nous réchauffer, nous nous arrêtons au TGI Friday's, pour déguster un must de la gastronomie américaine : burger, french fries, coke... Eh oui, tout le monde nous attribue l'invention des frites ! Alors, les frites sont-elles belges ou françaises ? Par la suite, au hasard de nos pas, nous découvrons Wall Street et son fameux Stock Exchange illuminé au couleur du drapeau national. L'Hudson River n'est pas loin... Nous pouvons apercevoir un autre symbole de la ville : la statue de la liberté... offerte par les français (un peu de chauvinisme, que diable ! ) en 1886. Ainsi, s'achève notre première journée...
Le lendemain, il fait toujours aussi froid mais le soleil pointe le bout de son nez. La ballade nous mène de Soho à Central Park. Soho, quartier bobo par excellence avec toutes les usines abandonnées dans les années 60 qui sont aujourd'hui les magasins de mode parmi les plus courus de la ville. Central Park, véritable poumon vert de la ville. Bien que les gratte-ciel restent visibles à l'horizon, cela donne l'impression de ne plus se trouver dans la même cité. Ici, nous entrons dans le royaume des joggers et des cyclistes.
Aujourd'hui, la ville a revêtu son beau manteau blanc. L'occasion pour nous de visiter le Met (Metropolitan Museum of Art). Bien évidemment, le musée est
immense. Les 4 heures passées sur place, nous ont seulement permis de découvrir quelques salles : les antiquités égyptiennes et les peintures européennes. La concentration d'oeuvres picturales
majeures est édifiantes : Monet, Manet, Van Gogh, Sysley, Goya, Vélazquez, Gauguin... Finalement, ici et là sont rassemblées toutes les oeuvres qui devraient encore se trouver dans les musées
européens... Pillage culturel avez-vous dit ? En sortant du musée, la neige se transforme en pluie... c'est la débâcle... et nous remplissons allégrement nos chaussures. Sur le chemin du retour,
nous faisons une halte à Time Square... Les néons clignotant nous font penser à la frénésie tokyoïtes. L'élément qui permet de faire la différence est le portrait du président Barack Obama. Les
américains et notamment les new-yorkais mettent beaucoup d'espoir en ce nouveau président, mais la tâche qui l'attend sera rude. Le soir venu, nous dînons dans un bar à vin. Au programme :
bordeaux, fromages français et charcuterie... Nous avons un peu craqué ! Ensuite, en compagnie de Jayse et de ses amis, nous nous rendons à un concert rock dans les sous-sols de Manhattan... Il
est vrai que la ville a inspiré de nombreux artistes et a donnée naissance à de nombreux musiciens... Bien sûr Liza Minnelli avec son fameux New York, New York ; mais aussi, des groupes comme Jon
Spencer Blues Explosion, Interpol, Moby, Sonic Youth, Lou Reed ou Duke Ellington... du côté français nous avons Michel Sardou et sa Java de Broadway, Nougaro avec Nougayork et bien sûr
le groupe Téléphone avec J'irai à New York avec toi... Tous le monde se souvient des paroles : Un jour j'irai là-bas / Un jour Chat, un autre Rat / Voir si le cœur de la ville bat en toi /
Et tu m'emmèneras... Je suis certain que cela vous a donné envie de ré-écouter la chanson.
Dehors, la nuit est glaciale. Le matin, une épaisse couche de glace s'est formée sur les trottoirs... Une vraie patinoire en plein air... Nous visitons le MoMA... Et rebelote... Quelques croûtes comme les Demoiselles d'Avignon de Picasso, La Nuit Etoilée de Van Gogh, des Gauguin, des Cézanne... En fin d'après midi, nous nous rendons au Rockfeller Plaza d'où la vue de la terrasse (située au 70ème étage) embrasse tout Manhattan. Au premier plan, dominent le Chrysler Building et l'Empire State Building... mais King Kong n'est pas là, pas plus que Superman ou Spiderman...
Ce matin, c'est le New York des films que nous visitons. Dans Little Italy, nous partons à la recherche de la famille des Corleone ou des Lucchese... La Sicile n'est pas loin, Naples non plus... Nous pensions croiser Al Pacino ou Robert De Niro à la sortie d'une des nombreuses pizzerias... ou bien Woody Allen, le réalisateur New Yorkais pure souche... Sinon pourquoi n'irions-nous pas à Harlem voir le Cotton Club... Tant pis, nous nous contenterons des bouches d'égout fumantes... A midi : burger, french fries, coke... un BLT burger, s'il vous plaît... Ze Burger .. le burger Laurent Turondel, un français qui a fait fortune aux Etats-Unis en vendant des burgers avec un zeste de french touch... Certaines personnes ont du talent et de bonnes idées ! L'après-midi, sur la digestion, nous prenons le ferry... En avant toute... cap droit devant... vers Staten Island. Du pont du bateau, la vue sur Manhattan est formidable... Nous frôlons même la statue de la liberté...
Finalement, la semaine passée à New York s'est écoulée à une vitesse phénoménale. New York est une ville qui possède énormément de charme. En cette veille
de Noël, une ambiance différente habite chaque quartier. Nous avons particulièrement aimé Greenwich Village... We'll be back...Please Passengers Flight Number BA144 Boarding gate number 12... Arrivée à Londres 7h00 plus tard... Peu après l'atterrissage, le commandant de bord nous informe que, suite à un léger problème, nous devons rester à nos places... 10 minutes plus tard, un peloton de policiers prend place dans l'avion et l'un des passagers sort sous bonne escorte... Tu t'es vu quand t'as bu ! Grâce à cette mise en scène, nous ratons notre correspondance pour Paris... Nous nous rendons au guichet de British Airways où l'on nous informe que tous les vols suivants sont complets ! Sic... Bloqués à Londres, alors que toute la famille de Pascale nous attend pour réveillonner... Mais, la chance nous sourit et surtout après avoir lourdement insisté (les larmes de Pascale y sont sans doute pour quelque chose), la situation se débloque et la compagnie nous trouve, par miracle, deux places sur le vol suivant... Sauvés !
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La pousada est remarquablement bien placee et sa terrasse domine la Baia de Todos
os Santos. Salvador est construite sur une pente raide et divisée en une ville haute, qui renferme de beaux exemples de l'architecture baroque et une ville basse. Celles-ci, comme a Valparaiso,
sont reliées par des funiculaires et un ascenseur. La ville de Salvador est la ville la plus africaine d’Amerique du Sud, ou se deroule regulierement des ceremonies de Candomble, et ou la
Capoeira, cette danse brésilienne qui puise ses racines dans les arts martiaux, peut etre observee sur les nombreuses places de la ville. La nuit, et surtout le mardi soir, la ville s’anime et
des concerts improvises fleurissent ici et la. Les genres musicaux vont de la bossa nova a la samba… Par chance, nous rencontrons un musicien de bossa nova qui nous fait decouvrir le Salvador
musical et nous fait reviser les classiques du genre : « Garota de Ipanema » , « Chega de saudade »… tout en sirotant nos caipirinhas.
Sous la pluie, nous quittons Salvador en direction de Riviere de Janvier… 26h de bus pour traverser les etats de Bahia et du Minas Gerais…
Sur la plage, des motos, des chevaux, des quads, des buggies frolent la foule. Nous
avons meme vu des ULM atterrir sur la plage. Tout pres du bord, des bateaux a moteur frolent les nageurs… Dans nos societes europeennes « sursecurisees », cela choquerait…mais ici, tout
semble normal ! Le reste de la semaine, seulement peuplee de quelques marchands ambulants, la plage redevient quasiment deserte et retrouve son calme. Le temps passe vite sur la plage. Un
spectacle permanent que de regarder ceux qui marchent, se baignent… Nous nous sentons vraiment en vacances. Le soleil, l’eau chaude et les baignades a repetition en constituent le
cadre.
Par la suite, nous avons mis le cap sur la province de l’Alagoas et plus particulierement sur le village de Pontal de Coruripe. Ici, il s’agit d’un village de pecheurs ou les
autochtones font glisser a la godille leurs jangadas, freles embarcations, constitues de troncs lies et d’une voile triangulaire. La, un restaurant, situe sur la plage, nous accueille. L’ete
austral est bien present. Le soleil est brulant et la chaleur se fait sentir jusque tard dans la soiree...
Effectivement, en cette fin de voyage, nous ne nous refusons rien. Sur des jardins
en terrasses se detachent des eglises portugaises et hollandaises a fronton blanc qui dominent l’ocean. La ville d’Olinda est certes tres belle et photogenique mais manque cruellement de vie.
Elle ressemble plus a une ville musee qu’a une ville vivante. Nous n’avons toujours pas rencontre le Bresil festif qui nous faisait tant rever. Finalement, nous y trouvons moins d’ambiance qu’en
Bolivie ! Sans doute, faudrait-il venir au moment de la folie du carnaval qui dure 11 jours d’affile.
Nous ne pouvons pas, non plus, profiter de l’ocean. Portant de jolies couleurs,
cette eau appelle a la baignade. Mais a cause des requins, la baignade risque de s’averer mortelle … Charmant !
Toutefois, de belles rencontres ponctuent notre sejour, notamment le marchand de
glaces qui n’hesite pas a nous faire gouter a la quasi- totalite des parfums qu’il propose et le guide du musee des marionnettes qui, malgre nos difficultes de comprehension en portugais, prendra
le temps de nous expliquer les differentes formes d’expression… Nous tentons de communiquer grace a un savant cocktail d’espagnol, de francais et d’anglais. Un truchement nous aurait ete bien
utile. Egalement, nous profitons du passage dans cette ville du Pernambuco pour gouter les crepes a base de farine de tapioca… Miam, miam…
De retour a Barreirinhas, nous profitons du
spectacle offert par les jeunes baigneurs qui rivalisent d’audace pour nous epater. Les habitants du coin sont particulierement accueillants et sympathiques. Lors de notre sejour, nous visitons
egalement les villages du bout du monde de Cabure et d’Atins, accessibles uniquement par voie maritime. Nous avons particulierement apprecie cette etape… malgre les difficultes rencontrees a la
banque pour retirer de l’argent… En effet, les distributeurs de billets de la Banco do Brasil ne semblent pas tous fonctionner avec les cartes de credit internationales. Ainsi, nous avons ete
oblige de faire appel au directeur de la banque afin que celui-ci initialise le distributeur… Ambiance !
Nous quittons Barreirinhas en jeep. La premiere partie de notre voyage nous mene a Paulino Neves. De superbes paysages desertiques s’offrent a nous. Arrives a Paulino Neves,
village perdu dans les sables, nous changeons de vehicule et poursuivons notre periple jusqu'à Tutoia, avant de prendre un bus pour Parnaiba, ou nous passons la nuit. A Parnaiba, nous en
profitons pour manger « local » a un prix derisoire. Le lendemain, nous enchainons Fortaleza et apres une nuit de bus, nous posons le pied a Recife.
Aussi, nous profitons du beau temps pour
deambuler dans les rues pleines de charme, sous l’œil des nombreux pickpockets. En effet, un duo d’escamoteurs ne cesse de nous suivre et tente par tous les moyens de nous stopper dans notre
marche afin de visiter nos poches. Mais, c’etait sans compter sur notre vigilance et sur notre experience de 11 mois de voyage. Au bout de la seconde tentative, nous comprenons le manege… qui
cesse aussitôt apres lorsque je fonce sur un de nos escamoteurs afin de lui demander s’il cherche quelque chose. Afin de nous remettre de nos emotions, nous faisons une halte desalterante a la
casa das Tulhas. Au choix, nous avons biere, biere ou biere : Antarctica (a prononcer antoktcheekah) , Bohemia, Skol ou Brahma…
Le lendemain, jour d’effervescence… des musiciens defilent dans les rues… l’occasion pour nous de
realiser quelques cliches.
Le soir venu, nous decidons de nous promener
dans les rues animees ou des concerts de Reggae sont improvises. L’occasion pour un pickpocket de faire les poches de Pascale et lui voler 10 Rs ainsi que la carte porte bonheur que l’on nous
avait donne a Mumbai en Inde. Esperons que cela portera malheur a notre voleur du jour… Quel charmant pays allez-vous penser ? Rassurez-vous, en general, les bresiliens sont tres
accueillants et l’on peut visiter les villes sans sombrer dans la paranoia…
Ainsi, les deux jours a Alter do Chao se sont ecoules trop doucement… mais Hotel de
Charme nous a quand meme bien fait rire…
A la
nuit tombee, nous prenons place sur le devant du ponton en sirotant une bonne biere fraiche, saude chers lecteurs… L’enorme lucarne devant nous guide le capitaine du « Cezar » quand
soudain le bateau s’echoue devant un ilot bien pentu ! Nous n’avons absolument pas ressenti le choc et nous sommes surpris de nous trouver la. L’equipage s’active a faire reculer le bateau a
l’aide d’une barque.
Apres toutes ces emotions et surtout apres
avoir echappe a la catastrophe, l’heure du repas sonne a 18h00. La file d’attente est longue et l’organisation est surprenante. Huit personnes prennent place dans une petite cabine et s’assoient
a tour de role pour manger. A chaque tournee, nous sommes surpris par la vitesse a laquelle les locaux mangent… Top Chrono 3 minutes, 21 secondes. Aujourd’hui, c’est un peu normal… il n’y a pas
d’entree, pas de dessert mais uniquement une soupe de nouilles trop salee. Heureusement, en voyageurs aguerris, nous avions fait les provisions chez carrouf… Ensuite, au son d’une musique
assourdissante, une derniere petite ballade sur le pont superieur nous permet de digerer ce copieux diner. La chaleur de la nuit nous offre un spectacle de poussieres d’etoiles. La lune prend des
teintes semblables au soleil couchant que la brume semble apaisee. Quel beau visage de l’Amazonie ! J’imagine au loin ces tribus indiennes regardant peut-etre la lune comme moi. Et en lisant
quelques lignes de « Rouge Bresil » de Jean-Christophe Ruffin, je songe au Bresil du temps revolu… A 20h00, les lumieres du Cezar s’eteignent…. Alors, les poules vont au lit, et
les coqs aussi !
La nuit est humide et ventee ; le sommeil, leger. A l’aube, c’est-a-dire a 5h30 du matin, la
population du Cezar est deja reveillee… Le cafe, qu’habituellement nous ne buvons pas, nous aide a nous rechauffer. Laurent est emmitoufle dans son hamac et dort toujours. Le soleil perce
doucement a l’horizon et l’œil vif d’Indiana Laurent est alors en alerte… « Y a-t-il des croissants au petit-dejeuner ce matin ? »… Pauvre Indiana… Il va lui falloir un peu de
temps pour revenir a la realite… Du cafe, du pain mou et c’est tout ! La journee est egale a celle d’hier : flanerie, hamac, promenade, bavardage, et rencontre avec des bresiliens et un
coreen. En milieu de matinee, le Cezar fait une halte a Paratins ou des marchands de toute sorte se jettent sur le bateau pour vendre leur marchandise. Un tourbillon s’agite autour de nous. Puis,
une fois la foule partie, le Cezar reprend tranquillement son chemin. Au loin, le ciel se couvre, le soleil s’eteint dans une douce torpeur et les rayons perdent leur purete sur l’eau fondue
d’aquarelle… Derriere le sourd clapot des vagues, le souffle du vent nait et s’emporte. Le vent en colere fait voltiger de part et d’autres les hamacs sans que nous puissions les arreter. Des
eclairs impressionants envahissent le ciel, mais le tonnerre se tait. Des trombes d’eau viennent inonder le pont du bateau et nous peinons a nous reposer… Un des passagers nous racontent
l’histoire d’un naufrage… La nuit s’annonce folle ! Le lendemain, nous sommes toujours en vie… Contre vents et tempetes,
Pour quitter Manaus en direction de Santarem ou de Belem, deux possibilites se presentent : l'avion ou le bateau. En effet, la seule route au depart de Manaus dessert Boa Vista
et le Venezuela... Une autre fois, peut-etre ? Alors, avion ou bateau ou plutot bateau ou avion... Indecision quand tu nous tiens. Finalement, nous optons pour le bateau, direction
Santarem. Nous nous rendons a la gare maritime... ou malgre les difficultes de communication nous arrivons a prendre 2 billets pour le pont premiere classe. Le bateau "Cezar
Brelaz" part demain a 8h00 pour une "croisiere" de 3 jours. En attendant, il nous reste a acheter les hamacs...
Nous demandons a un autre quidam qui nous fait patienter sur un banc. Celui-ci prend son telephone... L'heure tourne... Finalement, un 4x4 arrive et nous amene a bon port... c'est le
cas de l'ecrire ! De peur de rater le bateau, nous courons sur le sable et, voyons apparaitre notre beau Cezar Brelaz, tout de bleu et de blanc revetus. Nous montons a bord...
Surprise, personne ! Etonnant pour un bateau qui doit partir sur le champ ! C'est alors que l'equipage nous previent que celui-ci ne part qu'a 14h30... Pour une fois,
nous sommes les premiers a arriver. Nous avons tout loisir de choisir l'emplacement de nos hamacs sur le pont superieur, premiere classe oblige. Ainsi, nous decidons de nous mettre loin des
toilettes et a proximite d'un poteau afin de pouvoir y attacher nos sacs. Ensuite, nous partons a la decouverte du port de Manaus : des gens qui s'agitent, des couleurs, du bruit, des
bateaux qui tanguent, du bazar, et donc de la vie... tout ce qui fait le plaisir des voyages. Nos pas nous menent vers le vieux marche de Manaus. Il s'agit d'une copie des anciennes
halles parisiennes. Les arcades sont en fer forge magnifiquement travaille. Dommage, qu'il soit laisse a l'abandon. Deambulant le long des quais, nous observons la vie du port. La, un bateau
bar echoue sur le sable, ici un vendeur d'ananas echoue sur le trottoir... Nous sommes spectateurs d'un monde que l'on ne connait pas, qui s'organise differemment et ou l'on ne s'ennuie
jamais !
Vers 14h00, apres avoir deguste un hamburger prepare par une "fausse"
bresilienne, nous remontons a bord de notre rafiot. Et la, tout a change. Les hamacs sont quasiment empiles les uns sur les autres. Je crois que nous ne serons pas seuls... Une experience
supplementaire...
Vers 14h30, c'est parti pour 3 jours / 2 nuits de navigation en direction de Santarem. 
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