Mercredi 24 décembre 2008
New York, New York comme dans la chanson ou presque...
Sous un soleil voilé, nous quittons Rio de Janeiro et ses cariocas. Direction New York via Sao Paulo... Pas très logique, tout cela ! Partir vers le sud, pour aller vers le Nord... Heureusement, le B777 d'American Airlines est très confortable. je ne vous cache pas que nous ressentons un petit pincement au coeur car ce vol nous rapproche de notre retour en terre française (sic)... Plus qu'une semaine et nous serons à Paris.
Nous atterrissons à l'aéroport de JFK au lever du jour. Ca y est, nous y sommes... Le New York tant rêvé qui représente l'achèvement d'un an de voyage. New York, dernière ville de notre périple, ville sur laquelle repose l'économie mondiale, Dow Jones et autres Nasdaq... par opposition à Jérusalem, première ville que nous avons visitée, ville à la croisée des religions, Torah, Bible et Coran. Deux mondes s'affrontent... du pouvoir économique ou du pouvoir religieux, lequel l'emportera ?
Ayant prévenu Pascale, sur la rigueur des douaniers américains, je suis surpris de la facilité avec laquelle nous entrons dans le pays... pas de fouilles de bagages... d'autant plus que nous arrivons du Brésil ! C'est donc ça l'Amérique de Bush ? Un vrai moulin ! En deux temps trois mouvements, nous récupérons nos bagages. Dès la sortie de l'aéroport, nous nous sentons dans un autre monde... plus grand, plus, plus... Finalement, nous prenons un taxi... les fameux Yellow Cabs célèbres dans tous les films et séries américaines. Pour ajouter à l'ambiance, celui-ci est conduit par un chauffeur noir portant une casquette. Le ciel est gris, de la neige s'est accumulée en petits tas sur les terrains vagues et le froid est au rendez-vous... Brrr, ça caille !   Direction Brooklyn, où Jayse, rencontrée lors de notre passage au Vietnam, nous accueille. Grâce à elle, nous allons pouvoir découvrir la "vraie" vie new-yorkaise.
Aussitôt arrivé, nous déposons nos bagages et partons à l'assaut de la ville... Tout d'abord nous nous équipons du sésame indispensable à la découverte de Big Apple : la Metrocard... Arrêt High Street... Après 10 minutes de marche dans un froid glacial (le thermomètre local affiche + 25° en Farenheit of course... soit un bon -7°C), nous atteignons le pont de Brooklyn. La vue sur Manhattan et ses buildings est exceptionnelle... un rêve de gamin (et de gamine, me dit-on à ma droite) ... que d'être là. En faisant quelques arrêts pour prendre des  photos, nous traversons le pont et mettons les pieds sur l'île de Manhattan. Broadway est l'une des premières avenues que nous croisons... Nous sommes entourés par les buildings construits principalement dans les années 30. Ces symboles de modernité et de progrès nous semblent moins impressionnants que ceux de Hong Kong, mais possèdent indéniablement plus de charme.

Nos pas nous conduisent vers la chapelle Saint Paul dédiée aux victimes du 11 septembre 2001. A proximité, se trouve Ground Zero, ancien emplacement des Twin Towers du World Trade Center. Aujourd'hui, à cet emplacement, de nouveaux buildings du New Trade Center sont en construction et notamment la Freedom Tower... Histoire de nous réchauffer, nous nous arrêtons au TGI Friday's, pour déguster un must de la gastronomie américaine :  burger, french fries, coke... Eh oui, tout le monde nous attribue l'invention des frites ! Alors, les frites sont-elles belges ou françaises ? Par la suite, au hasard de nos pas, nous découvrons Wall Street et son fameux Stock Exchange illuminé au couleur du drapeau national. L'Hudson River n'est pas loin... Nous pouvons apercevoir un autre symbole de la ville : la statue de la liberté... offerte par les français (un peu de chauvinisme, que diable ! )  en 1886. Ainsi, s'achève notre première journée...

Le lendemain, il fait toujours aussi froid mais le soleil pointe le bout de son nez. La ballade nous mène de Soho à Central Park. Soho, quartier bobo par excellence avec toutes les usines abandonnées dans les années 60 qui sont aujourd'hui les magasins de mode parmi les plus courus de la ville. Central Park, véritable poumon vert de la ville. Bien que les gratte-ciel restent visibles à l'horizon, cela donne l'impression de ne plus se trouver dans la même cité. Ici, nous entrons dans le royaume des joggers et des cyclistes.
Aujourd'hui, la ville a revêtu son beau manteau blanc. L'occasion pour nous de visiter le Met (Metropolitan Museum of Art). Bien évidemment, le musée est immense. Les 4 heures passées sur place, nous ont seulement permis de découvrir quelques salles : les antiquités égyptiennes et les peintures européennes. La concentration d'oeuvres picturales majeures est édifiantes : Monet, Manet, Van Gogh, Sysley, Goya, Vélazquez, Gauguin... Finalement, ici et là sont rassemblées toutes les oeuvres qui devraient encore se trouver dans les musées européens... Pillage culturel avez-vous dit ? En sortant du musée, la neige se transforme en pluie... c'est la débâcle... et nous remplissons allégrement nos chaussures. Sur le chemin du retour, nous faisons une halte à Time Square... Les néons clignotant nous font penser à la frénésie tokyoïtes. L'élément qui permet de faire la différence est le portrait du président Barack Obama. Les américains et notamment les new-yorkais mettent beaucoup d'espoir en ce nouveau président, mais la tâche qui l'attend sera rude. Le soir venu, nous dînons dans un bar à vin. Au programme : bordeaux, fromages français et charcuterie... Nous avons un peu craqué ! Ensuite, en compagnie de Jayse et de ses amis, nous nous rendons à un concert rock dans les sous-sols de Manhattan... Il est vrai que la ville a inspiré de nombreux artistes et a donnée naissance à de nombreux musiciens... Bien sûr Liza Minnelli avec son fameux New York, New York ; mais aussi, des groupes comme Jon Spencer Blues Explosion, Interpol, Moby, Sonic Youth, Lou Reed ou Duke Ellington... du côté français nous avons Michel Sardou et sa Java de Broadway, Nougaro avec Nougayork et bien sûr le groupe Téléphone avec J'irai à New York avec toi... Tous le monde se souvient  des paroles : Un jour j'irai là-bas / Un jour Chat, un autre Rat / Voir si le cœur de la ville bat en toi / Et tu m'emmèneras... Je suis certain que cela vous a donné envie de ré-écouter la chanson.

Dehors, la nuit est glaciale. Le matin, une épaisse couche de glace s'est formée sur les trottoirs... Une vraie patinoire en plein air... Nous visitons le MoMA... Et rebelote... Quelques croûtes comme les Demoiselles d'Avignon de Picasso, La Nuit Etoilée de Van Gogh, des Gauguin, des Cézanne... En fin d'après midi, nous nous rendons au Rockfeller Plaza d'où la vue de la terrasse (située au 70ème étage) embrasse tout Manhattan. Au premier plan, dominent le Chrysler Building et l'Empire State Building... mais King Kong n'est pas là, pas plus que Superman ou Spiderman...
Ce matin, c'est le New York des films que nous visitons. Dans Little Italy, nous partons à la recherche de la famille des Corleone ou des Lucchese... La Sicile n'est pas loin, Naples non plus...  Nous pensions croiser Al Pacino ou Robert De Niro à la sortie d'une des nombreuses pizzerias... ou bien Woody Allen, le réalisateur New Yorkais pure souche... Sinon pourquoi n'irions-nous pas à Harlem voir le Cotton Club... Tant pis, nous nous contenterons des bouches d'égout fumantes... A midi : burger, french fries, coke... un BLT burger, s'il vous plaît... Ze Burger .. le burger Laurent Turondel, un français qui a fait fortune aux Etats-Unis en vendant des burgers avec un zeste de french touch... Certaines personnes ont du talent et de bonnes idées !  L'après-midi, sur la digestion, nous prenons le ferry...  En avant toute... cap droit devant... vers Staten Island. Du pont du bateau, la vue sur Manhattan est formidable... Nous frôlons même la statue de la liberté...
Finalement, la semaine passée à New York s'est écoulée à une vitesse phénoménale. New York est une ville qui possède énormément de charme. En cette veille de Noël, une ambiance différente habite chaque quartier. Nous avons particulièrement aimé Greenwich Village... We'll be back...
Please Passengers Flight Number BA144  Boarding gate number 12... Arrivée à Londres 7h00 plus tard... Peu après l'atterrissage, le commandant de bord nous informe que, suite à un léger problème, nous devons rester à nos places... 10 minutes plus tard, un peloton de policiers prend place dans l'avion et l'un des passagers sort sous bonne escorte... Tu t'es vu quand t'as bu !  Grâce à cette mise en scène, nous ratons notre correspondance pour Paris... Nous nous rendons au guichet de British Airways où l'on nous informe que tous les vols suivants sont complets ! Sic... Bloqués à Londres, alors que toute la famille de Pascale nous attend pour réveillonner... Mais, la chance nous sourit et surtout après avoir lourdement insisté (les larmes de Pascale y sont sans doute pour quelque chose), la situation se débloque et la compagnie nous trouve, par miracle, deux places sur le vol suivant... Sauvés !
Par Laurent - Publié dans : New York - Communauté : Tour du monde
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Mardi 16 décembre 2008

Quatre jours sous un ciel voile,

Parseme de nuages blancs,

De nuages gris,

Et pleurant tous les jours,

Et toutes les nuits aussi.

De Copacabana a Ipanema,

Des pains de sucre a la Bossa Nova.

Est-ce bien toi, Rio ?

Rio de Janeiro ?

La ville exotique,

Que le monde decortique,

Dans les bouquins,

Dans les revues,

Personne aujourd’hui, 

Ne t’aurait reconnue.

Triste Rio, triste nous,

Nous t’avons reve,

Tu nous a decue.

Mais malgre le temps,

En se balladant,

Nous te decouvrons.

Et sous un jour meilleur,

Qui te rend plus belle,

A chaque battement de cœur.

Le soleil a encore disparu,

Et tu fais triste mine

De ces heures perdues.

C’est pas grave, Rio,

Demain sera un jour nouveau.

Le Cristo Corcovado,

Comme il est grand,

Comme il est beau.

Et si nous allons a Rio,

N’oublions pas de monter la-haut.

C’est pour demain,

Ou pour bientôt.

Mais ce n’est pas vrai,

On ne l’a pas fait.

Belle Rio,

Si un jour nous revenons,

Nous te jurons

Que nous le verrons,

Maintenant, c’est l’heure des adieux…

Et Rio est toujours dans les cieux,

Ton coeur est pur, ton cœur est bon

Et il fait de toi un nom.

 

RIO.

Par Pascale - Publié dans : Bresil - Communauté : Tour du monde
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Jeudi 11 décembre 2008

Sur la route de Salvador de Bahia, nous faisons une courte escale a Penedo, cite coloniale assoupie le long du rio Sao Francisco. De la, nous enchainons les moyens de transport habituels (bateau, bus, taxi) pour arriver a Salvador a la nuit tombee. Bien evidemment, nous n’avons reserve aucune chambre. Toutefois, la premiere tentative s’avere etre la bonne. Finalement, malgre le vol de notre carte porte bonheur, notre bonne etoile nous suit toujours.
La pousada est remarquablement bien placee et sa terrasse domine la Baia de Todos os Santos. Salvador est construite sur une pente raide et divisée en une ville haute, qui renferme de beaux exemples de l'architecture baroque et une ville basse. Celles-ci, comme a Valparaiso, sont reliées par des funiculaires et un ascenseur. La ville de Salvador est la ville la plus africaine d’Amerique du Sud, ou se deroule regulierement des ceremonies de Candomble, et ou la Capoeira, cette danse brésilienne qui puise ses racines dans les arts martiaux, peut etre observee sur les nombreuses places de la ville. La nuit, et surtout le mardi soir, la ville s’anime et des concerts improvises fleurissent ici et la. Les genres musicaux vont de la bossa nova a la samba… Par chance, nous rencontrons un musicien de bossa nova qui nous fait decouvrir le Salvador musical et nous fait reviser les classiques du genre : « Garota de Ipanema » , « Chega de saudade »… tout en sirotant nos caipirinhas.

Sous la pluie, nous quittons Salvador en direction de Riviere de Janvier… 26h de bus pour traverser les etats de Bahia et du Minas Gerais…

Par Laurent - Publié dans : Bresil - Communauté : Tour du monde
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Dimanche 7 décembre 2008

Toujours plus au sud… Nous quittons Olinda afin de prendre un bus qui de Recife doit nous mener a Tamandare. Sur le papier, tout semble simple… mais, la realite, comme toujours en voyage, est toute autre. Donc, nous prenons le bus de ville qui de la Praca Do Carmio d’Olinda nous mene a proximite de la Capela Dourada de Recife. Un couple de passagers se propose afin de nous aider. Dommage, celui-ci nous mene a la gare routiere de Santa Rita… mais, de la, point de bus ! Donc, nous partons en courant vers la rue Peixoto situee a environ 1 km de la gare routiere… et nous attrapons au vol le bus de 10h00 pour Tamandare. Sachant que le bus suivant partait a 17h30, nous avons eu la baraka !

 Dans le bus qui nous mene a Tamandare, nous pouvons ressentir l’air moite qui nous accompagne maintenant depuis notre entree dans l’Amazonie… Nous sommes samedi. La ville est deserte. Les weekends, la population entiere se rassemble sur la plage. Le soleil fait ressortir sa toute puissance, le sable est couvert par une foule bigarree et la mer prend des teintes allant du bleu turquoise au vert emeraude. L’ambiance est festive avec tous ces gens assis sur des chaises ou debout, groupes autour des marchands ambulants qui proposent sodas, glaces, chapeaux, crevettes et crabes… Loin d’etre silencieux, ce manege est ponctue par le bruit de clochettes des marchands et ; par les sonos, installees dans des charrettes ou dans le coffre des voitures garees le long de la plage, poussees a leur volume maximum. L’occasion pour nous d’écouter du Forro ou de la MPB (Musica Popular Brasileira). Essentiellement populaire dans le Nordeste, le Forro est une musique vivante, syncopee et dont les bases instrumentales sont l’accordeon et les percussions. La MPB, quant a elle, rassemble toutes les musiques populaires autres que la Bossa Nova. Parmi les artistes les plus connus figurent Chico Buarque, Jorge Ben Jor et plus recemment Bebel Gilberto…
Sur la plage, des motos, des chevaux, des quads, des buggies frolent la foule. Nous avons meme vu des ULM atterrir sur la plage. Tout pres du bord, des bateaux a moteur frolent les nageurs… Dans nos societes europeennes « sursecurisees », cela choquerait…mais ici, tout semble normal ! Le reste de la semaine, seulement peuplee de quelques marchands ambulants, la plage redevient quasiment deserte et retrouve son calme. Le temps passe vite sur la plage. Un spectacle permanent que de regarder ceux qui marchent, se baignent… Nous nous sentons vraiment en vacances. Le soleil, l’eau chaude et les baignades a repetition en constituent le cadre.

Par la suite, nous avons mis le cap sur la province de l’Alagoas et plus particulierement sur le village de Pontal de Coruripe. Ici, il s’agit d’un village de pecheurs ou les autochtones font glisser a la godille leurs jangadas, freles embarcations, constitues de troncs lies et d’une voile triangulaire. La, un restaurant, situe sur la plage, nous accueille. L’ete austral est bien present. Le soleil est brulant et la chaleur se fait sentir jusque tard dans la soiree...

Par Laurent - Publié dans : Bresil - Communauté : Tour du monde
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Samedi 29 novembre 2008

A proximite de Recife se trouve la ville d’Olinda, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. A l’entree de la ville, nous sommes abordes par la mafia des guides locaux. Un des leurs propose de nous accompagner jusqu'à l’hotel de notre choix… afin de toucher sa commission. Notre choix se porte sur un hotel presentant beaucoup de charme avec jardin et piscine…
Effectivement, en cette fin de voyage, nous ne nous refusons rien. Sur des jardins en terrasses se detachent des eglises portugaises et hollandaises a fronton blanc qui dominent l’ocean. La ville d’Olinda est certes tres belle et photogenique mais manque cruellement de vie. Elle ressemble plus a une ville musee qu’a une ville vivante. Nous n’avons toujours pas rencontre le Bresil festif qui nous faisait tant rever. Finalement, nous y trouvons moins d’ambiance qu’en Bolivie ! Sans doute, faudrait-il venir au moment de la folie du carnaval qui dure 11 jours d’affile.
Nous ne pouvons pas, non plus, profiter de l’ocean. Portant de jolies couleurs, cette eau appelle a la baignade. Mais a cause des requins, la baignade risque de s’averer mortelle … Charmant !
Toutefois, de belles rencontres ponctuent notre sejour, notamment le marchand de glaces qui n’hesite pas a nous faire gouter a la quasi- totalite des parfums qu’il propose et le guide du musee des marionnettes qui, malgre nos difficultes de comprehension en portugais, prendra le temps de nous expliquer les differentes formes d’expression… Nous tentons de communiquer grace a un savant cocktail d’espagnol, de francais et d’anglais. Un truchement nous aurait ete bien utile. Egalement, nous profitons du passage dans cette ville du Pernambuco pour gouter les crepes a base de farine de tapioca… Miam, miam…

Par Laurent - Publié dans : Bresil - Communauté : Tour du monde
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Mardi 25 novembre 2008

Apres la visite de Sao Luis, nous prenons la direction de Barreirinhas, ville situee a proximite du Parque Nacional Dos Lencois Maranhenses. L’acces au parc national se fait en 4x4 pick-up dont l’arriere est amenage avec des bancs… Tout d’abord, un bac traverse la riviere. Ensuite, la piste devient sablonneuse et cela donne vraiment l’impression de faire un tour de manege. Les paysages qu’offrent le parc sont grandioses : dunes de sable blanc, lacs entre les dunes et strings a perte de vue… Que du bonheur !
De retour a Barreirinhas, nous profitons du spectacle offert par les jeunes baigneurs qui rivalisent d’audace pour nous epater. Les habitants du coin sont particulierement accueillants et sympathiques. Lors de notre sejour, nous visitons egalement les villages du bout du monde de Cabure et d’Atins, accessibles uniquement par voie maritime. Nous avons particulierement apprecie cette etape… malgre les difficultes rencontrees a la banque pour retirer de l’argent… En effet, les distributeurs de billets de la Banco do Brasil ne semblent pas tous fonctionner avec les cartes de credit internationales. Ainsi, nous avons ete oblige de faire appel au directeur de la banque afin que celui-ci initialise le distributeur… Ambiance !

Nous quittons Barreirinhas en jeep. La premiere partie de notre voyage nous mene a Paulino Neves. De superbes paysages desertiques s’offrent a nous. Arrives a Paulino Neves, village perdu dans les sables, nous changeons de vehicule et poursuivons notre periple jusqu'à Tutoia, avant de prendre un bus pour Parnaiba, ou nous passons la nuit. A Parnaiba, nous en profitons pour manger « local » a un prix derisoire. Le lendemain, nous enchainons Fortaleza et apres une nuit de bus, nous posons le pied a Recife.

Par Laurent - Publié dans : Bresil - Communauté : Tour du monde
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Samedi 22 novembre 2008

Arrives a Belem, nous decidons de prendre directement le bus de nuit en direction de la ville de Sao Luis. Plus tard, nous apprendrons que les bus de nuit au depart de Belem sont regulierement attaques. Rassurant ! Sans doute, avons-nous eu de la chance car notre voyage se deroule sans encombres. Ainsi, tot le matin, nous arrivons a Sao Luis. Pour votre culture, Sao Luis est la seule ville du Bresil a avoir ete fondee par les francais (cocorico). Le centre historique est remarquablement bien preserve avec ses nombreuses maisons aux murs recouverts d’azulejos.
Aussi, nous profitons du beau temps pour deambuler dans les rues pleines de charme, sous l’œil des nombreux pickpockets. En effet, un duo d’escamoteurs ne cesse de nous suivre et tente par tous les moyens de nous stopper dans notre marche afin de visiter nos poches. Mais, c’etait sans compter sur notre vigilance et sur notre experience de 11 mois de voyage. Au bout de la seconde tentative, nous comprenons le manege… qui cesse aussitôt apres lorsque je fonce sur un de nos escamoteurs afin de lui demander s’il cherche quelque chose. Afin de nous remettre de nos emotions, nous faisons une halte desalterante a la casa das Tulhas. Au choix, nous avons biere, biere ou biere : Antarctica (a prononcer antoktcheekah) , Bohemia, Skol ou Brahma…

Le lendemain, jour d’effervescence… des musiciens defilent dans les rues… l’occasion pour nous de realiser quelques cliches.
Le soir venu, nous decidons de nous promener dans les rues animees ou des concerts de Reggae sont improvises. L’occasion pour un pickpocket de faire les poches de Pascale et lui voler 10 Rs ainsi que la carte porte bonheur que l’on nous avait donne a Mumbai en Inde. Esperons que cela portera malheur a notre voleur du jour… Quel charmant pays allez-vous penser ? Rassurez-vous, en general, les bresiliens sont tres accueillants et l’on peut visiter les villes sans sombrer dans la paranoia…

Par Laurent - Publié dans : Bresil - Communauté : Tour du monde
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Mercredi 19 novembre 2008

Question d'<< Un jour ailleurs >> a un bresilien pour trouver la station de bus afin de nous rendre a Alter do Chao…

« Nous : Alter do Chao…Al-ter do cha-o, por favor

 Les bresiliens : nao entendo…

Nous : Al-ter do Cha-o.

Les bresiliens : Hotel de Charme.

 Nous :  Hotel de Charme ? No, No, No Alter do Chao.

Les bresiliens : hotel de Charme.

Nous : hein ?  je comprend rien !  

Les bresiliens : Otel de Cha-on.

Nous : Ah, entende, Alter do Chao signifie Otel de Chaon et non Hotel de Charme ! ah, ah, ah… ! »

Qu’est-ce qu’on rigole ! Il nous a fallu une bonne demi-heure pour comprendre qu’Alter do Chao se prononce Otel de Chaon ! 
Ici, vous avez un exemple concret des difficultes rencontrees quand nous ne parlons ni ne comprenons la langue du pays… et parfois a regret. Au Bresil, nous ressentons une certaine frustration de ne pas pouvoir entretenir une conversation… C’etait plus facile en Chine ou au Japon ! A croire que le monde tourne a l’envers pour Indiana Laurent et Pascale ! Bref, ne nous egarons pas…
Nous arrivons sans encombre a Otel de Chaon ( ben oui, chers lecteurs, il faut se remettre un peu dans le bain des langues et du voyage). Un jeune francais descendu du bus, nous propose une chambre peu chere, peuchere ! L’endroit est agreable et nous convient. Avant la grande ballade dominicale, nous nous restaurons du plat traditionnel bresilien : poisson, haricots rouges (feijoada) et riz. Je dis « dominicale » car depuis que nous sommes au Bresil : « c’est tous les jours dimanche » !  En effet, personne a l’horizon hormis le &&& de Robinson !

Pour vous decrire de maniere impromptue cette ile de sable blanc, je commencerai par le mot « Rien ». En effet, ici, rien n’attire notre attention. L’ ile, recouverte de sable blanc, est entouree d’un lagon. Quelques pecheurs attendent le touriste pour leur proposer une promenade en barque. Quelques enfants jouent au ballon. Quelques tables, quelques chaises, et quelques parasols epars trempent leurs pieds dans l’eau… Bien entendu, nous les imitons, et nous attendons que le barman daigne nous servir… Il ne faut pas se presser…

Heureusement que les photos sont la pour dementir ce que je viens de vous conter. Sinon, que puis-je vous dire de plus… Ah si, nous avons fait une belle balade a pied, avons vu une barque attachee a un ponton en train de couler, avons visite une boutique de souvenirs sans rien acheter, avons fait du tir… a l’aide de caillou et d’un baril d’essence. La regle du jeu est de toucher le baril avec des cailloux… Et c’est parti pour quinze minute de recre bien meritee !  Je dois avouer que Laurent manque un peu d’entrainement ! Nous avons marche sur le sable en revant d’une ile peuplee de monde,  bruyante a souhait, assourdie par la musique… mais rien, nada, nothing... Snif
Ainsi, les deux jours a Alter do Chao se sont ecoules trop doucement… mais Hotel de Charme nous a quand meme bien fait rire…

Par Pascale - Publié dans : Bresil - Communauté : Tour du monde
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Lundi 17 novembre 2008

En debut d’apres-midi, a 14h30 petante, la sirene du bateau declenche son soufflet a l’ancienne et le « Cezar Brelaz » nous porte vers le large du fleuve Amazone. C’est parti pour deux jours de bateau soit trente six heures a bord…Le bateau file tres lentement, c’est a peine si l’on entend le chuintement des vagues contre la coque. L’Amazone, deja tres large, est vetue d’une robe dans les tons orange. Peu apres Manaus, il reçoit le rio Negro, un affluent. Tout d’abord, les deux voies d’eau gardent leur distance, avant de se melanger plusieurs kilometres en aval.  De chaque cote du fleuve, nous apercevons de grandes etendues d’herbes et au loin la cime de nombreux arbres tropicaux. Cette grande masse verte s’etend sur des centaines de kilomètres : c'est l'image de la forêt primaire, à la fois sombre et lumineuse, immense et inquiétante, sans début et sans fin, comme au premier jour de la création. La faune invisible semble s’etre egaree quelque part dans la jungle et nous laisse parfois songeurs.  Rien de bien exceptionnel, hormis le fait que nous sommes en Amazonie. Ici, l’atmosphere nous apaise comme une musique douce. Notre esprit est alors envahi par une grande serenite et, nous apprecions cette longue et delicieuse ballade. Enchevetres dans nos hamacs, nous nous nourrissons de livres, de fous rire et d’ananas juteux et « goutus » comme dit Laurent.  
A la nuit tombee, nous prenons place sur le devant du ponton en sirotant une bonne biere fraiche, saude chers lecteurs… L’enorme lucarne devant nous guide le capitaine du « Cezar » quand soudain le bateau s’echoue devant un ilot bien pentu ! Nous n’avons absolument pas ressenti le choc et nous sommes surpris de nous trouver la. L’equipage s’active a faire reculer le bateau a l’aide d’une barque.  D’apres les informations, le bateau a fonce droit devant afin d’eviter un autre bateau naviguant en sens inverse. C’est sur, c’est un peu difficile de manœuvrer en pleine nuit sur le fleuve. Une demi-heure apres, voila notre bon « Cezar » reprenant du poil de la bete et se frayant un chemin dans la nuit noire.
Apres toutes ces emotions et surtout apres avoir echappe a la catastrophe, l’heure du repas sonne a 18h00. La file d’attente est longue et l’organisation est surprenante. Huit personnes prennent place dans une petite cabine et s’assoient a tour de role pour manger. A chaque tournee, nous sommes surpris par la vitesse a laquelle les locaux mangent… Top Chrono 3 minutes, 21 secondes. Aujourd’hui, c’est un peu normal… il n’y a pas d’entree, pas de dessert mais uniquement une soupe de nouilles trop salee. Heureusement, en voyageurs aguerris, nous avions fait les provisions chez carrouf… Ensuite, au son d’une musique assourdissante, une derniere petite ballade sur le pont superieur nous permet de digerer ce copieux diner. La chaleur de la nuit nous offre un spectacle de poussieres d’etoiles. La lune prend des teintes semblables au soleil couchant que la brume semble apaisee. Quel beau visage de l’Amazonie ! J’imagine au loin ces tribus indiennes regardant peut-etre la lune comme moi. Et en lisant quelques lignes de « Rouge Bresil » de Jean-Christophe Ruffin, je songe au Bresil du temps revolu… A 20h00, les lumieres du Cezar s’eteignent…. Alors, les poules vont au lit, et les coqs aussi !

La nuit est humide et ventee ; le sommeil, leger. A l’aube, c’est-a-dire a 5h30 du matin, la population du Cezar est deja reveillee… Le cafe, qu’habituellement nous ne buvons pas, nous aide a nous rechauffer. Laurent est emmitoufle dans son hamac et dort toujours. Le soleil perce doucement a l’horizon et l’œil vif d’Indiana Laurent est alors en alerte… « Y a-t-il des croissants au petit-dejeuner ce matin ? »… Pauvre Indiana… Il va lui falloir un peu de temps pour revenir a la realite… Du cafe, du pain mou et c’est tout ! La journee est egale a celle d’hier : flanerie, hamac, promenade, bavardage, et rencontre avec des bresiliens et un coreen. En milieu de matinee, le Cezar fait une halte a Paratins ou des marchands de toute sorte se jettent sur le bateau pour vendre leur marchandise. Un tourbillon s’agite autour de nous. Puis, une fois la foule partie, le Cezar reprend tranquillement son chemin. Au loin, le ciel se couvre, le soleil s’eteint dans une douce torpeur et les rayons perdent leur purete sur l’eau fondue d’aquarelle… Derriere le sourd clapot des vagues, le souffle du vent nait et s’emporte. Le vent en colere fait voltiger de part et d’autres les hamacs sans que nous puissions les arreter. Des eclairs impressionants envahissent le ciel, mais le tonnerre se tait. Des trombes d’eau viennent inonder le pont du bateau et nous peinons a nous reposer… Un des passagers nous racontent l’histoire d’un naufrage… La nuit s’annonce folle ! Le lendemain, nous sommes toujours en vie… Contre vents et tempetes,  le Cezar a prouve toute son experience… il accoste fierement dans la ville de Santarem.

Par Pascale - Publié dans : Bresil - Communauté : Tour du monde
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Samedi 15 novembre 2008
Porto Velho, le lendemain. A 8h30, nous tentons notre chance dans une autre agence de voyage... mais, il est toujours impossible de payer nos billets d'avion de la compagnie Gol avec notre carte de credit. Par contre, si nous voulons voyager avec la compagnie TAM, pas de probleme. Un peu complique le Bresil, non ? Donc, nous partons a la recherche d'un distributeur de billets, et arrivons a la Banco Do brasil. Miracle, nous arrivons a retirer des sous... et nous nous precipitons a l'agence de voyage. Il est deja 10h00... Finalement, nous prenons nos billets pour l'avion de 14h30. 
La communication n'est pas facile car les bresiliens parlent peu anglais ou espagnol, et nous ne parlons pas portugais. Un bus nous conduit du centre ville a l'aeroport. Le chauffeur conduit de maniere tres brusque... peut-etre un signe de virilite ? 
A notre arrivee, Manaus apparait comme une ville vivante avec sa foule bruyante et coloree, composee de marchands de rue et de badauds. Nous nous arretons au Palace Hotel... un nom qui en jette. Nous avons eu un bon rabais. D'ailleurs, que ce soit au Bresil ou ailleurs, il ne faut jamais hesiter a negocier le prix des chambres.  
Nous sortons voir la ville en ayant pris au prealable quelques precautions. En effet, le Bresil a mauvaise presse quant a la securite. D'ailleurs, tous les voyageurs rencontres ont toujours une petite anecdote amusante a propos du Bresil : vol, braquage, drogue... De quoi, devenir completement parano... Donc, nous sortons mais en prenant le strict minimum : l'appareil photo en poche, juste l'argent necessaire, une photocopie de notre passeport et surtout aucun sac. 
Nous decouvrons le fameux theatre Amazonas qui fut construit a l'epoque ou l'exploitation du caoutchouc rapportait des fortunes. Il fait deja nuit et la grande place est seulement peuplee par quelques groupes epars. Les rues sont desertes. Les marchands de rue sont partis et ils ne subsistent que les papiers et les plastiques... Repas du soir dans une pizzeria... Sur le retour, les balayeurs et balayeuses ont pris possession de la rue. Ces dernieres jetent leur regard avide sur les belles boutiques de chaussures... Quel contraste !
Pour quitter Manaus en direction de Santarem ou de Belem, deux possibilites se presentent : l'avion ou le bateau. En effet, la seule route au depart de Manaus dessert Boa Vista et le Venezuela... Une autre fois, peut-etre ?  Alors, avion ou bateau ou plutot bateau ou avion... Indecision quand tu nous tiens. Finalement, nous optons pour le bateau, direction Santarem. Nous nous rendons a la gare maritime... ou malgre les difficultes de communication nous arrivons a prendre 2 billets pour le pont premiere classe. Le bateau "Cezar Brelaz" part demain a 8h00 pour une "croisiere" de 3 jours. En attendant, il nous reste a acheter les hamacs...
Aujourd'hui, nous nous levons a 6h00 du mat' afin d'etre sur le bateau a 7h30. C'est dur la vie en voyage. Nous partons a pied de l'hotel pour rejoindre la gare maritime. Nous l'atteignons rapidement, passons les controles et nous mettons a la recherche du bateau. Un gars nous indique le bout du quai... mais, point de bateau. Finalement, personne ne sait ou se trouve ce satane rafiot... Cezar montre toi, ou te caches-tu ? Finalement, un gars nous dirige vers la navette qui relie la gare a un autre quai. Ainsi, nous attendons la navette... Il est 7h25... Suspense... Mais, au moment, de monter a bord, le gars en charge de l'embarcation nous informe  que notre bateau ne se trouve pas sur l'autre quai... Aurait-il disparu ? ou coule ? ou serait-ce un vaisseau fantome ?
Nous demandons a un autre quidam qui nous fait patienter sur un banc. Celui-ci prend son telephone... L'heure tourne... Finalement, un 4x4 arrive et nous amene a bon port... c'est le cas de l'ecrire ! De peur de rater le bateau, nous courons sur le sable et, voyons apparaitre notre beau Cezar Brelaz, tout de bleu et de blanc revetus. Nous montons a bord... Surprise, personne ! Etonnant pour un bateau qui doit partir sur le champ ! C'est alors que l'equipage nous previent que celui-ci ne part qu'a 14h30... Pour une fois, nous sommes les premiers a arriver. Nous avons tout loisir de choisir l'emplacement de nos hamacs sur le pont superieur, premiere classe oblige. Ainsi, nous decidons de nous mettre loin des toilettes et a proximite d'un poteau afin de pouvoir y attacher nos sacs. Ensuite, nous partons a la decouverte du port de Manaus : des gens qui s'agitent, des couleurs, du bruit, des bateaux qui tanguent, du bazar, et donc de la vie... tout ce qui fait le plaisir des voyages. Nos pas nous menent vers le vieux marche de Manaus. Il s'agit d'une copie des anciennes halles parisiennes. Les arcades sont en fer forge magnifiquement travaille. Dommage, qu'il soit laisse a l'abandon. Deambulant le long des quais, nous observons la vie du port. La, un bateau bar echoue sur le sable, ici un vendeur d'ananas echoue sur le trottoir... Nous sommes spectateurs d'un monde que l'on ne connait pas, qui s'organise differemment et ou l'on ne s'ennuie jamais !
Vers 14h00, apres avoir deguste un hamburger prepare par une "fausse" bresilienne, nous remontons a bord de notre rafiot. Et la, tout a change. Les hamacs sont quasiment empiles les uns sur les autres. Je crois que nous ne serons pas seuls... Une experience supplementaire...
Vers 14h30, c'est parti pour 3 jours / 2 nuits de navigation en direction de Santarem.   
Par Pascale et Laurent - Publié dans : Bresil - Communauté : Tour du monde
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Le sel de l'existence est essentiellement dans le poivre qu'on y met !  (Alphonse Allais)

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